Le Centre du Fibrome Utérin
Adénomyose : le bilan à réaliser avant le traitement
Échographie, IRM pelvienne, bilan sanguin : les examens qui confirment l’adénomyose et permettent de choisir le traitement adapté.
- Échographiele premier examen, par voie endovaginale
- IRM pelviennel’examen de référence de l’adénomyose
- Bilan sanguinpour rechercher une anémie
Pourquoi un bilan complet ?
Les symptômes de l’adénomyose (règles douloureuses, règles abondantes, douleurs pelviennes) ressemblent beaucoup à ceux des fibromes utérins. Les deux maladies sont d’ailleurs souvent associées. Avant de proposer un traitement, le bilan a donc plusieurs objectifs :
- Confirmer le diagnosticet distinguer l’adénomyose d’un fibrome, d’un polype ou d’une autre cause de saignements.
- Décrire l’adénomyoseforme diffuse, répartie dans tout le muscle de l’utérus, ou forme localisée (adénomyome), et étendue de l’atteinte.
- Rechercher ce qui l’accompagnedes fibromes ou une endométriose associés, qui modifient le choix du traitement.
- Mesurer le retentissementen particulier une anémie liée aux règles abondantes.
C’est ce bilan qui permet de savoir si une embolisation est envisageable, et de la préparer dans les meilleures conditions.
La consultation et l’examen gynécologique
Le bilan commence par un échange sur vos symptômes : la date de début des douleurs, leur évolution au fil des années, l’abondance et la durée des règles, les douleurs pendant les rapports, les traitements déjà essayés et votre éventuel projet de grossesse.
L’examen gynécologique peut retrouver un utérus augmenté de volume, arrondi et sensible. Cet examen oriente le diagnostic, mais il ne suffit pas à le confirmer : l’imagerie est indispensable.
L’échographie endovaginale
C’est en général le premier examen réalisé. La sonde, placée dans le vagin, permet d’observer de près la paroi de l’utérus. Plusieurs signes peuvent évoquer une adénomyose :
- un utérus globalement augmenté de volume et arrondi ;
- des parois de l’utérus d’épaisseur inégale ;
- de petits kystes dans le muscle de l’utérus ;
- une limite floue entre l’endomètre et le muscle.
L’échographie dépend beaucoup de l’expérience de la personne qui la réalise, et une adénomyose débutante peut passer inaperçue. Une échographie normale n’élimine donc pas le diagnostic si les symptômes sont évocateurs.
L’IRM pelvienne, l’examen de référence
L’IRM pelvienne est l’examen le plus précis pour confirmer une adénomyose. Elle montre l’épaississement de la zone située entre l’endomètre et le muscle de l’utérus, appelée zone jonctionnelle. Une épaisseur d’au moins 12 mm est généralement retenue en faveur du diagnostic.
L’IRM permet aussi de :
- préciser la forme de l’adénomyose, diffuse ou localisée ;
- rechercher des fibromes associés et les situer ;
- rechercher une endométriose associée dans le pelvis ;
- préparer une éventuelle embolisation, en appréciant l’utérus dans son ensemble.
Pour l’étude de votre dossier, apportez les images de l’IRM elles-mêmes (CD ou lien de téléchargement), et pas seulement le compte rendu.
Le bilan sanguin
Il n’existe pas de prise de sang qui permette de diagnostiquer l’adénomyose. Le bilan sanguin sert à évaluer son retentissement :
La recherche d’une anémie
Des règles abondantes depuis plusieurs mois ou plusieurs années peuvent entraîner une anémie, responsable de fatigue et d’essoufflement. Une numération formule sanguine (NFS) et un dosage de la ferritine permettent de la dépister. Si besoin, elle est traitée par une supplémentation en fer avant l’intervention.
Le bilan avant l’intervention
Si une embolisation est décidée, une prise de sang complémentaire est réalisée quelques jours avant l’intervention. Les examens demandés vous sont précisés lors de la consultation.
Autres examens selon votre situation
- L’hystéroscopieen cas de saignements irréguliers, pour examiner l’intérieur de l’utérus et rechercher un polype ou une autre anomalie de l’endomètre.
- Le frottisle dépistage du col de l’utérus doit être à jour avant tout traitement.
- Un bilan de fertilitési vous avez un projet de grossesse, pour adapter la stratégie de traitement.
Information médicale : cette page informe sans remplacer une consultation. Seul un médecin peut prescrire les examens adaptés à votre situation et poser un diagnostic.
Préparer votre rendez-vous
Pour que votre dossier puisse être étudié dans de bonnes conditions, pensez à apporter :
- Vos examens d’imagerieles comptes rendus d’échographie et d’IRM, ainsi que les images de l’IRM.
- Vos résultats de prise de sangen particulier la NFS et la ferritine, s’ils ont déjà été réalisés.
- La liste de vos traitementsy compris les traitements hormonaux déjà essayés pour vos règles.
- Vos comptes rendus opératoiressi vous avez déjà été opérée de l’utérus ou du pelvis.
Questions fréquentes
L’adénomyose se voit-elle toujours à l’échographie ?
Non. Une adénomyose débutante ou peu étendue peut ne pas être visible à l’échographie. Si les symptômes évoquent une adénomyose, une IRM pelvienne est souvent nécessaire pour confirmer ou écarter le diagnostic.
Une prise de sang peut-elle diagnostiquer une adénomyose ?
Non. Le diagnostic repose sur l’examen clinique et l’imagerie. La prise de sang sert à rechercher une anémie liée aux règles abondantes et à préparer une éventuelle intervention.
Faut-il une IRM avant une embolisation de l’adénomyose ?
Oui. L’IRM pelvienne confirme le diagnostic, précise la forme de l’adénomyose et recherche des fibromes associés. C’est sur elle que s’appuie le radiologue interventionnel pour décider si l’embolisation est adaptée.
Le bilan est-il le même en cas de fibromes associés ?
Les examens sont les mêmes : échographie, IRM pelvienne et bilan sanguin. L’IRM permet alors de faire la part entre ce qui revient à l’adénomyose et ce qui revient aux fibromes, ce qui guide le choix du traitement.